Elle est quand même très rouge...

Ici Tasukete en direct de la planète cube: je fais un article spécialement pour toi, Marie, comme je sais que tu dois probablement être la seule personne qui vient voir mon blog. Je voulais juste te remercier d'être toujours là, après tout ce temps et te dire qu'un jour, on sera toutes les deux pas floutées sur les photos. Et puis, ne t'inquiète pas, on va y'arriver à faire à faire cette deuxième couronne; même si on a pas les bases, on va rattraper notre retard.

Et souviens-toi: -"J'ai perdu mon vélib en allant à la brocante
-C'est nul à chier"


ou encore " Pourvu qu'il chie, pourvu qu'il chie pas. Et sinon L'Inde y'a beaucoup d'épices non ?"

Et tout ça n'est pas fini, je compte pas te laisser de si tôt...

# Enviado el jueves 30 de abril de 2009 09:49

le seul endroit où il Peut tout Arriver en un Rien de temps. Il suffit de Savoir s'émerveiller.

le seul endroit où il Peut tout Arriver en un Rien de temps. Il suffit de  Savoir s'émerveiller.
De retour. Voyage éclair sur une terre foulée par mon maître à penser, celui qui est en haut. Une salle porte son nom d'ailleurs. Il me restera de cette matinée fort éreintante dans les locaux de la patrie de Francis Huster : le parquet du plateau qui donne l'impression que tout va bien se passer(l'impression seulement), la salle 9 où pour la première fois j'ai pu parler de Kundera avec un mignon petit blond frisé, la machine qui fait du café pour 1euros50 et enfin le stylo de Madame Celle qui décide qui sera pris, qui m'avait pourtant l'air amical.
Tout est bien qui finit bien ,après m'être vautrée sur Marivaux, j'ai pleuré sur Molière, la boucle est bouclée .


Ce qui est pénible avec Paris, c'est que c'est une ville qui donne envie d'être amoureux , fait chier putain merde..

# Enviado el lunes 19 de enero de 2009 11:43

Dangerous Liaisons

Etant membre de la confrérie des Terminales Littéraires et en ayant quelque peu ras la casquette de se coltiner les liaisons dangereuses depuis moultes semaines, voici une petite vidéo de rien du tout qui devrait réjouir tout ceux qui sont dans la même situation que moi.

Dans la petite bourgade de ***; ce samedi 3 Janvier 20**

# Enviado el sábado 03 de enero de 2009 11:54

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Et oui ça y'est, nouvelle résolution de l'année 2009 je reviens avec mes boutades et mes calembours vous amuser avec mon humour que l'on ne présente plus.
Alors quoi de neuf depuis la dernière fois? Oh, tout va bien je dirais que je suis à deux doigts de me pendre à cause de ces p*** de choix d'orientation (oui il faudra vous habituer à ce que j'emploie souvent des petits *** et à ce que je me mette à faire des allusions à connotations sexuelles en parlant de pupitre ou autres petite maison que seules les libertins du 18ème siècle peuvent comprendre)
J'en était où? Ah oui je vous parlais du casse-tête de l'orientation. D'ailleurs à ce propos, en tant que future chomeu.. pardon comédienne je suis à la recherche d'un placard à balais à louer sur Paris pour l'année prochaine. Je suis également prête à accepter tout canapé à fleurs libre, tente à sardines ou encore un carton sur les bord de la Seine.
On dirait pas comme ça mais avant de faire l'Olympia, il faut en manger des patates !! C'est peut-être commme ça que ça marche, il faut avoir minimum 10 ans de RMI derrière toi pour pouvoir vivre de ton art.
Au pire, je me recycle en hotesse de caisse chez un hypermarché de grande distribution ( autrement dit caisssière chez Carrouf). Métier qui a beaucoup de perspectives d'avenir.
Enfin bref redevenons pas sérieux, et sur ce je vous laisse , ma deuxième passion m'attend, la cuisine chimique qui te fait manger de la paella en pillule woouuh!
( Mais dis donc elle a craqué son slip!)

# Enviado el viernes 02 de enero de 2009 12:28

Une saison en enfer

Une saison en enfer
Roman



I


On
n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- U
n beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- O
n va sous les tilleuls verts de la promenade


Les ti
lleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air
est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, -
A des p
arfums de vigne et des parfums de bière...


II


- Vo
ilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur
sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec d
e doux frissons, petite et toute blanche...


Nui
t de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La
sève est du champagne et vous monte à la tête...
on
divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palp
ite là, comme une petite bête...


III


Le coe
ur fou Robinsonne à travers les romans,
-
Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe
une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'omb
re du faux-col effrayant de son père...


Et, comme
elle vous trouve immensément naïf,
Tout
en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte, et d'un mouvement vif...
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...


IV


Vous êtes a
moureux. Loué jusqu'au mois d'aout.
Vous êtes a
moureux - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'a
dorée, un soir, a daigné vous écrire...!


- C
e soir-là,.. - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demand
ez des bocks ou de la limonade..
-
On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et
qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.


29 sept. 1
870

Arthur Rimbaud

# Enviado el viernes 14 de noviembre de 2008 15:41